Partager l'article ! [BIO] White/Rob Zombie: Non, je vous le garantie ce blog ne sera pas exclusivement consacré et réservé au talentueux Rob Zombie. Mais ...
Artiste pluridisciplinaire, musicien, réalisateur, scénariste, pour ne citer que les cordes principales de son arc, Rob Zombie, créateur du groupe White Zombie ( dont on aurait fêté les 25 ans l'an prochain s'ils avaient poursuivi ensemble ), est aujourd'hui célèbre pour sa carrière cinématographique ( réalisateur du dyptique "HOUSE OF 1000 CORPSES"/"THE DEVIL'S REJECTS" et des remakes récents de "HALLOWEEN" 1 & 2 ) mais il en a pas toujours été ainsi et c'est aussi à sa carrière musicale que j'aimerai m'intéresser - à la veille de la sortie de son nouvel album solo ( "HELLBILLY DELUXE 2" le 10 novembre prochain )...
Lorsqu'en 1932, les frères Halperin - Edward à la production et Victor à la
réalisation - s'inspirent librement de la pièce de théatre de Broadway "Zombie" pour donner naissance à un film qui, en réponse aux "FRANKENSTEIN" et "DRACULA" des studios Universal sortis l'année précédente, va
devenir historiquement le premier film à mettre en scène des morts-vivants ( ou zombies selon la culture haïtienne ), peut-être ne se doutaient-ils pas que leur "WHITE ZOMBIE ( LES MORTS-VIVANTS )" allait connaître une gloire au-delà des écrans de
cinéma new-yorkais, américains et même internationaux...
Et lorsque 34 ans plus tard, le 12 janvier 1966, dans la ville du célèbre écrivain Harold Livingstone, à Haverhill (
Massachussets, USA ), Louise Cummings donne naissance à son premier enfant et fils ainé Robert Bartleh Cummings, fils de Robert Cummings,
artiste de cirque et de foires comme elle, peut-être l'AnteChrist venait-il de naître ?
A moins qu'il ne faille regarder Outre-Atlantique, dans la capitale parisienne où Madame Martinez a, elle aussi, donné naissance ce 12 janvier 1966 à un garçon : Olivier Martinez, le futur séducteur d'Australienne, qui jouera les Hussard sur les toits, oui !!
Ou alors l'artiste de heavy-metal maquillé avec outrance Alice Cooper venait-il de
se trouver un futur frère : "Rob Zombie et moi sommes comme des frères, répondra l'artiste en septembre 1996 au sujet d'un enregistrement live au Mexique. Il a chanté sur "Feed My
Frankenstein" et "Elected". Il me rappelle ce que j'étais il y a vingt ans" ( en 1976 NDR ) Et cette comparaison n'en sera pas des moins flatteuses même si au coeur de ces sixties
l'avenir du petit garçon n'est pas encore tout tracé...
Deux ans plus tard, la famille Cummings s'agrandit : le jeune et blond Michael
David Cummings voyant le jour le 25 août 1968. Petit frère du futur Rob Zombie, l'enfant ne tardera pas à être ( largement ) influencé par la musique de son aîné, que pourtant il a précédé dans
son premier groupe, Vital Interest.
Mais il n'est alors encore question que d'une enfance heureuse ( ou presque ? ) dans une famille de saltimbanques ( depuis deux générations ) WASP du nord-est, où les enfants s'amusent comme les
petits diables qu'ils doivent être au grè de déguisements et de chamailleries qui forgent le caractère et l'esprit familial ( et que l'on peut retrouver dans les extraits de films familiaux
montés dans le clips de "More Human Than Human" ), développant un goût pour les monstres et le burlesque trés tôt tout en fêtant Halloween, leur fête préférée, comme il se doit chaque année. Les
garçon se gavant de cinéma et de musique - huit heures quotidiennes de télévision ( devant les séries "Addam's Family" et "The Munsters" entre autres ) en moyenne selon Rob lui-même.
L'adolescent Rob se douterait-il alors qu'il deviendrait ami avec les icônes du heavy-metal Alice Cooper et Ozzy Osbourne de Black Sabbath des années plus tard ? Et qu'on lui confierait les clefs
du revival/reboot de la saga cinématographique "HALLOWEEN" ?
En attendant, il écoute, enregistre et assimile les sons de ses groupes préférés : les Stooges d'Iggy Pop, les Cramps, les Misfits, Van Halen, Led Zeppelin, AC/DC, Kiss, Black Sabbath ( à qui il
rendra hommage parmi tant d'autres sur "Nativity in Black : A Tribute to Black Sabbath" ) et les Ramones, dont il produira en 2003 l'album hommage : "We're Happy Family, A Tribute To
Ramones".
Coté culturel, le jeune homme se passionne, aussi, pour le dessin la tête plongée dans ses E.C. Comics ( souvenez-vous donc des couvertures qui ouvraient chaque "Contes de la Crypte", manants !!
) - même si son comics préféré serait l'épisode #25 des "Fantastic Four ( vol.1)" de 1964 signé Jack Kirby et Stan Lee ( où La Chose affronte pour la première fois Hulk ) - s'orientant à ses 15
ans ( 1981 ) sur des études artistiques ( dessin ).
Mais surtout il nourrit son esprit et son imaginaire d'un nombre considérable de
films d'horreurs et de B-movies qui vont le marquer ( son empreinte artistique ) : LA NUIT DES MORTS-VIVANTS" de George A. Romero, "FASTER PUSSYCAT ! KILL !! KILL !!" de Russ Meyer, "ORANGE
MECANIQUE" de Stanley Kubrick, "LA MOMIE" de Karl Freund avec Boris Karloff, "WHITE ZOMBIE" de Victor Halperin, la série des films du catcheur mexicain Santo, les premiers émois gore de Herschell
Gordon Lewis, le cinéma surréaliste allemand du début du XXème siècle et de Robert Wiene "LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI" et tant de films d'horreurs et de zombie... Que l'on retrouve distillés
tout au long de sa carrière ( visuelle ).
"Marre de tous ces films d'horreurs contemporains (..), tous lisses, commerciaux, standards, se plaindra l'artiste alors qu'allait débuter le tournage de son premier film en tant que
réalisateur "THE HOUSE OF 1000 CORPSES" en avril 2000. Moi, je voudrai retrouver le ton des films qui m'ont terrifié autrefois les "MASSACRE A LA TRONCONNEUSE", "ZOMBIE" et tant
d'autres"...
Yeah, voilà ce qu'est la culture, ce que sont les références du Zombie Blanc : "la manière dont j'ai grandi explique la direction que j'ai prise dans la vie..." répondait-il en mai 1995
au magazine Hard-Force et ce sera sans doute parce qu'il aura voulu se tracer une direction chaotique que Robert Cummings lâche tout et quitte sa ville natale de Haverhill, le jour où il reçoit
son diplôme, pour tenter sa chance à New-York !!
1984, ayant réussi ses études secondaires, âgé de 18 ans, alors qu'il se rêvait hockeyeur professionnel, Robert Cummings débarque dans une galerie new-yorkaise et commence sa carrière comme
coursier à vélo ( époque durant laquelle rien ne dit qu'il est croisé le cadre et les roues de Jay Noel Yuenger, futur guitariste du groupe White Zombie, également coursier à vélo ).
Renvoyé aux vues de ses mauvaises notes de deux écoles de dessin et d'art ( The Parsons, New School for Design et The Pratt Institute ), le jeune artiste en devenir saura pourtant rebondir et après s'être occupé de la conception artistique d'un magazine pornographique ( et je
donnerai cher pour voir ce que ça donne !! ) avant de se retrouver assistant-producteur, en 1986, sur le show télévisé "Pee-Wee's Playhouse" du temps où Paul Reubens ( "BUFFY THE VAMPIRE SLAYER",
le film original, "MYSTERY MEN" ), l'ami de Tim Burton ( "PEE-WEE'S BIG ADVENTURE", "SWEENEY TODD" ), était aussi celui des enfants et de toute l'Amérique bien pensante sous ce nom de Pee-Wee
Hermann. Epoque à laquelle aussi où le débutant qu'il était acceptait d'être payé, non pas en nature mais avec des éléments de décors de la chaine de science-fiction qui l'employait. Rien ne se
jete tout peut resservir un jour... comme lors d'une tournée ou dans un clip.
Un soir, dans le célèbre club new-yorkais que tout le show-biz du hard-rock fréquente, le CBCG's, Rob rencontre celle qui deviendra l'une de ses ex mais surtout la bassiste de son futur groupe :
Shauna Reynolds.
Serveuse ayant passé jusque là la majorité de son temps à nettoyer les tables de cafét', celle que le monde de la musique apprendra à connaître sous le nom de Sean Yseult est née un 6 juillet
1965 en Caroline du Nord et ne pourrait se vanter pour le moment que d'avoir été modèle nue pour le magazine porno de luxe Celebrity Sleuth ( et pour celui-ci aussi je donnerai très cher !! ). Et
pourtant c'est aux cotés de celui qui choisit de se faire, alors, appeller Rob Straker qu'elle va devenir l'autre pilier fondateur du futur groupe underground White Zombie, Sean Yseult.
Guitariste de formation, même si elle avouera s'être orientée sur la basse trouvant l'étude de la cinq cordes plus dure, la blonde décolorée Sean formera donc avec Rob ( Dirt Straker, alors,
notez le ) en octobre 1985 le groupe new-yorkais White Zombie, auquel viendront s'adjoindre les
services du batteur Peter Landau et d'Ena Kostabi à la guitare, Sean lui abandonnant celle-ci pour sa basse Fantôme ( vu l'un des motifs dessiné dessus ).
Le groupe n'a pas un mois d'existence qu'en novembre 1985 le quatuor sort un premier vynil, sous son propre label autoproduit Silent Explosion,
"Gods on Voodoo Moon", tiré à 300 exemplaires, et réunissant quatre titres ( aujourd'hui disponibles avec de nombreuses raretés, premiers titres et
autres inédits dans la box collector sortie il y a peu "Let Sleeping Corpses Lie" ) : "King of Souls" ( 2:14 ), "Gentlement Junk" ( 2:19 ), "Tales From the ScareCrow Man" ( 3:17 ) et "Cat's Eye
Resurrection" ( 1:40 ) dont les titres de leurs chansons ne sont pas sans rappeller l'orientation cinématographique et fantastique de leur leader et chanteur Robert Straker, esquisse du grand
seigneur fantastico-gore que va devenir Rob Zombie.
28 avril 1986, Rob et Sean sont revenus au CBCG's. Non pas pour essuyer quelques tables que ce soit ou parce qu'il aurait voulu lui offrir une soirée en amoureux, mais car White Zombie, leur
groupe plus que leur bébé, s'y produit pour la toute première fois en live et en public ( comme diraient les Nuls ) !!!
Mai 1986, Ivan DePrune et Tim Jeffs remplacent respectivement Peter et Ena pour l'enregistrement de ce single et second vynil, "Pig Heaven/Slaughter the Grey" ( deux pressages de 500 exemplaires concernant ce 45 tours : l'un en noir et blanc et l'autre en couleur ), de ce groupe de l'Est
de N.Y. qu'un animateur radio décrit comme "sans doute des toxicos ( alors que Rob est tout juste connu pour apprécier quelques bières, Rolling Rock, et White Zombie être un groupe
non-alcoolique ), mais des putains de tox' qui rockent, à vous rappeller le meilleur des années 60 sous acide et le meilleur des années du son des années 80". Le ton est donné : White
Zombie va être un groupe qui dérange mais qu'on va aimer. Un groupe qui avec ces deux titres, "entre Jimi Hendrix et les Buttlholes Surfers" ( autre influence musicale de Rob Zombie )
révèle le talent d'une bassiste à la cool fuzz-distortion ( alors que Sean venait juste de s'y mettre pour les premières fois ) et la voix bien particulière de ce chanteur nasal. Le duo de White
Zombie, les deux frontmen sont nés !!
Jusqu'à l'enregistrement de leur tout premier album ( que Rob reniera quelque peu par la suite ) ce groupe plus underground que heavy-metal ( comme le confirmèrent des fans de la première heure :
Thurston Moore de Sonic Youth et Kurt Cobain qu'on ne présente plus ), venant en réponse à des groupes comme WASP ou Motley Crüe que le public ne trouvera plus assez lourd voire menaçant,
enregistrera encore deux albums indies : "Pyschohead Blowout", EP vynil de 12 titres tiré à 1000 exemplaires en mai
1987 et voyant Tom Guay ( dit Tom Five ) remplacer Tim Jeffs à la guitare, puis le vynil de 40 minutes ( 10 titres ) "Soul Crusher" en
novembre 1987.
Mais, même si le groupe a connu une ronde de musiciens on ne peut pas dire ou confirmer que ce soit suite à des problèmes personnels ou la médiocrité du jeu des personnes incriminées, à
l'exception de Tim Five. Qui pourtant sera encore de la partie en 1989, en plus du second guitariste John Ricci, lorsque le groupe s'en ira enregistrer
au studio de Platinium Island ( NYC ) sous la houlette de Robert Musso et produit par Bill Laswell ( ayant travaillé avec Motorhead et Iggy Pop entre autres références ). Premier album du Zombie
Blanc : "Make Them Die Slowly" semble vouloir faire, consciemment ou non, écho au "Kill'Em All" de Metallica, révélation de la scène heavy-metal de la
Baie de San Francisco et influence du groupe - ou de son producteur. Un premier album où ce cinéphile de Rob y intègre sa culture en faisant référence à un film comme "CANNIBAL HOLOCAUST" de
Ruggero Deodato dan son titre "Murderworld".
Les sept titres qu'y signera le groupe pour Caroline Records ( distributeur également des Smashing Pumpkins pour leur premier CD "Gish", Bad Brains, Primus ) sonnant si garage voire live aspetisé
et heavy-metal amateur qu'on en croirait un album auto-produit ( ou presque ), on en comprendrait presque les mots blessants du leader à son égard, six ans après sa parution, dans son interview
au Hard-Force 6 de mai 1995 : "Pour moi, l'album sur Caroline Rec. est le pire que nous ayons fait. Dans le sens où nous venions de traverses cinq à six années d'échec total et que le groupe
était littéralement cuit à cause de ça. Il est facile d'oublier que tu fais des boulots à plein temps pour surivre, que tu joues des concerts qui craignent sur du matérial naze, que tu ne peux
pas tourner ni même bouffer correctement et tu arrives à perdre ton enthousiasme au bout de quelques années. Nous avons détesté ( cet album ) et essayé de nous en désolidariser totalement. It
sucks !".
Une chose aura du moins été utile, en plus de la réédition sur cassette de l'album précédent "Soul Crusher", cette participation avec Caroline Records aura mis si à mal le groupe que Rob se
décidera à vouloir changer de guitariste. Se plaignant de son lead guitarist, Tim Five, dans un comics-shop new-yorkais ( pour complêter sa collection de comics ) le gérant conseillera au Zombie
de rencontrer un certain Jay Noel Yunger, fils d'un journaliste de la Tribune de Chicago ( Illinois ), coursier à vélo comme mentionné plus haut, livreur de pizzas ( dont la bio' aime mentionner
qu'il a été braqué deux fois au gun ! ) et guitariste à ses heures au sein de Right of the Accused : un album, "Kick-Happy, Thrill-Hungry, Reckless & Willing !" et un single "Christmas by the
Devil" conjoint au "She's a Politician" de Soundgarden en 1991.
J. fera donc ainsi ses débuts au sein du groupe White Zombie, l'album " Make Them Die Slowly" publié, avant de se retrouver à suivre ce grand échélat d'1m88 de Rob Zombie ( encore Straker ) sur
la suite de leur carrière commune, passant rapidement du statut de second guitariste à lead guitarist, Tom Five une fois expulsé.
Bien que mécontents, Rob et White Zombie ( composé de Rob, Sean, Ivan et Jay ) sortiront encore un vynil EP en 1989 pour Caroline Records et à travers
la pochette duquel le groupe espérait provoquer un scandale qui aurait fait parler de ce "God of Thunder". Et d'eux.
Non content de reprendre "God of Thunder" de Kiss, Rob y tient dessus la tête de l'un des membres du groupe Kiss... mais le scandale qui aurait pu faire connaître un peu plus le groupe White
Zombie est vain. Le sort semble décidement s'acharner sur ce groupe qui pourtant continue à faire preuve de culture et de talent, n'hésitant pas dans son titre "Disaster Blaster" ( disponible sur
l'album "Make Them Die Slowly" et cet EP trois titres ) à faire référence à la saga de science-fiction "STAR WARS" avec son "you can tell that to Jabba".
Et oui, Rob a toujours été un passionné de cinéma.
1992, White Zombie a quitté la cote Est et le ciel gris et bas de Big Apple pour la cote Ouest ensoleillée de Los
Angeles, Rob Straker n'est plus et bien que n'ayant rien sorti depuis leur single live enregistrement bootleg de 1989 au CBCG's "Zombie Kiss" ( composé des deux titres "God of Thunder" et
"Thrust" ) Sean Yseult, J., Ivan DePrune et Rob Zombie ( le nouveau nom de scène et nom de bataille par lequel Robert Cummings se fera reconnaître ) ont signé chez Geffen ( Guns N' Roses )
l'année précédente pour deux albums de commande.
"La Sexorcisto : Devil Music, volume 1" enregistré dans le courant de l'été 1991 sera donc le premier de ces deux albums à sortir au printemps 1992.
Réunion de 14 titres qui vont faire plus qu'apporter simplement une nouvelle pierre à l'édifice du metal en pleine restructuration, ce premier véritable album de White Zombie va faire de ce mix
de riffs métalliques, de rythmes primaires, de sons électroniques, de cris de jouissances et autre cris primaires, de thématiques considérées à tort comme sataniques ( même si Rob a souvent
répondu à ces affirmations journalistiques et questions comme étant idiotes, le groupe ne l'étant pas du tout ) ou apocalytpiques et de samples et références cinématographiques un album référence
de "dance metal" tant le ( nouveau ) son du Zombie prête à se déhancher voire danser en plus de headbanguer sur les dancefloors. Car si le groupe aura bien été underground dans sa naissance et
formation débutante, après avoir sonné un brin heavy-metal en cédant au chant des sirènes de la production musicale, le véritable son qui fera sortir le Zombie de sa torpeur est bel et bien ce
son dance-metal tant les titres de White et de Rob, de "Thunder Kiss '65" ( en hommage à Sean née en 1965 ? ) à "Never Gonna Stop" ou "Feel So Numb" pour prendre des titres de sa carrière en
solo, confirment cette envie de se mettre plus à danser que pogotter - même si les pogos ne sont pas les derniers à se produire lors de ses shows.
Mais pourtant, il faudra croire que Rob n'en est pas encore assez ravi lorsqu'en interview pour l'album suivant ( et le meilleur de White Zombie ) "Astro-Creep 2000" il déclarera que bien que
"[La Sexorcisto" leur] a permis de briser des barrières pour parvenir à ce [qu'ils voulaient] faire. Dans [son] esprit, de nombreux facteurs ont joué contre [eux]". Et là encore Rob, qui
s'érige en leader et frontman workoholic, ne sera pas tendre avec l'un de ses musiciens...
Pourtant ce "La Sexorcisto : Devil Music", produit, enregistré et mixé par Andy Wallace ( qui mixera juste après cet album le cultissime "Nevermind" de Nirvana ) reste un très bon album
d'approche et d'accroche pour quelqu'un qui voudrait découvrir l'univers musical de Rob Zombie et de White Zombie chronologiquement.
Le quidam mélomane et cinéphile pourra(it) donc y retrouver toute une partie de l'influence cinématographique du bonhomme aux dreadlocks qu'un rasta ne renierait pas : Rob auteur et compositeur
de ces 14 titres s'étant déjà amusé à parsemer de samples cinématographiques ceux-ci. Des extraits vocaux de "FASTER PUSSYCAT ! KILL !! KILL!!", "SHAFT", "LA NUIT DES MORTS-VIVANT", "DAWN OF THE
DEAD", "LA MOMIE", "PLAN 9 FROM OUTER SPACE", "MASSACRE A LA TRONCONNEUSE", du manga "UROTSUKIDOJI" et des vieilles séries TV "Batman" et "Star Trek". Des titres où les samples se multiplient, où
ces samples ne peuvent être qu'un son ou un mot lorsqu'ils peuvent en être toute une citation, où les samples s'enchainent sous le truchement d'un zapping radio ( cf. l'intro de "Thrust!", ce
titre que le groupe jouait déjà en 1989, cf. le live bootleg "Voodoo Kiss" ). Et on ne mentionnera pas les allusions plus ou moins (in)directes comme ce huitième titre "I Am Legend" renvoyant
directement au roman de Richard Matheson et à son adaptation de Boris Sagal : "OMEGA MAN" ( avec Charlton Heston ) qu'il samplera aussi, quand, comme il a été mentionné plus avant, certaines
références autobiographiques pourraient être sous-entendues : "Thunder Kiss '65" s'adressait-il à Sean avec qui il était en ménage ? "SpiderBaby ( yeah-yeah-yeah )" saluerait-il la carrière
musicale de son petit frère Mike alias Spider et chanteur et leader de Powerman 5000 ( PM5K ) ?
Et si l'on termine par l'anecdote qu'Iggy Pop lui-même est venu prêter sa voix d'Iguane pour l'intro et l'outro de "Black Sunshine" : "Griping the wheel, his knuckles went white with desire.
The wheels of his Mustang exploding on the highway like a slug from a .45. True death : 400 horsepower of maximum performance piercing the night. This is black sunshine.
Finally nothing moves. High noon. This is black sunshine !!", ça ne vous donne toujours pas envie de vous procurer cet album, fondateur du dance metal, dont les multidiffusions dans le
dessin animé des bas du front métalleux "Beavis & Butthead" de MTV signé Mike Judge aura participé sûrement au succès...
Alors, vous ne pourrez refuser d'acheter/de vous procurer le meilleur album de White Zombie mais aussi, hélàs, le dernier : "Astro-Creep 2000, songs of love,
destruction and other synthetic delusions of the electric head" ( plus communément appelé "Astro Creep" ).
Fort d'une interminable tournée internationale ( que la France n'aura pas connue, Sean ayant chopé lors de la date parisienne un sale rhume ) de deux ans et demi et plus de 350 ( qui aura,
également, vu le couple formé par Rob et Sean se séparer... sur le plan personnel, et Ivan - qui pour l'anecdote rejoindra Prong en 2000 - remplacé à la batterie par Phil Buerstatte ), "Astro
Creep" voit le retour en 1995 sur la scène rock de Rob Zombie, Sean Yseult, J. - après un interlude avec Smells The Fuzz ( "Blues for 2-XL" ) en 1992
et Airheads/The Lone Rangers ( "Degenerated" ) en 1994 - et du nouveau batteur John Tempesta, new-yorkais du Bronx né un 19 aout 1963 ayant officié au sein de Testament et d'Exodus, sur lequel
Rob ne manquera pas d'éloges : "plus que tout, il possède cette capacité à s'installer dans un rythme et à le tenir solidement jusqu'à l'épuisement. Sa plus grande qualité est de jouer à fond
avec plaisir".
Car si l'on a bien compris que Rob Zombie est un artiste complet qui régit, depuis toujours, tous ses albums des paroles à la musique en passant par l'artwork - dont il a signé tous les dessins (
et oui, ces petits monstres et aliens en caleçons ou clowns menaçants sur des fakes de couv' de comics c'est lui qui les a fait !! ) - et les vidéos, Mister Zombie est aussi et surtout un
workoholic perfectionniste qui cherche, maintenant, à s'entourer des meilleurs. Fierté malvenue d'un mec qui a oublié comme ils en ont chié à leurs débuts ? Ou désir d'une réussite artisitique
d'un mec qui ne veut plus manger de la merde au petit-déj' ? Il en sera en tout cas qu'avec l'arrivée de John Tempesta ( dont le frère, Mike Tempesta, officiera au sein de PM5K ), Rob n'hésitera
pas à dire que pour cet "Astro-Creep", White Zombie "a disposé de plus de temps, d'argent et d'un meilleur batteur" alors qu'Ivan DePrune aura tout de même joué de 1985 à 1992. Ajoutant
que "les gens ne peuvent pas comprendre que lorsqu'un batteur est médiocre, la vie peut être un enfer. [Et que] ce fut l'un [des] plus gros handicaps sur le précédent album", "La
Sexorcisto", surtout si l'on y ajoutre que le groupe n'aurait pas pu y concrétiser certaines idées.
Et maintenant que White Zombie a enfin trouvé son line-up adéquat pour ne pas dire parfait - mais qui sera aussi la formation finale d'un des groupes les plus novateurs et expérimentateurs plus
quexpérimental de la scène rock des nineties - White Zombie peut donc partir à la conquête du monde et de ses charts...
"Nous avions pour but que cela soit plus costaud. Nous voulions ajouter à notre consistance live et agressive cette vibration super-techno. 90% de l'album est encore 'live' mais nous avons
repoussé les limites sur les 10% restants. Tourner non-stop pendant trois ans nous a aidé à acquérir cette solidité et permis de passer du statut de groupe junky garage à celui de vraie
formation. Avant que nous ordonnions nos idées, nous ne savions pas comment les concrétiser, tandis qu'aujourd'hui nous savons les maitriser. C'est simple : il y a quatre ans, nous n'aurions
jamais pu faire un tel album. Ce disque a ouvert pour nous les portes d'un territoire vierge que nous explorerons désormais" Rob Zombie, mai 1995, Hard Force 6.
Et ce sera chose faite avec la sortie de leur premier single, "More Human Than Human" ( slogan de la compagnie de réplicants dans le film "BLADE RUNNER" ), diffusé alors, en 1995, toutes les
demi-heures sur les stations radio américaines, véritable hit contagieux, et dont Rob réalisera lui-même le clip ( n'hésitant pas à y intégrer des archives familiales d'un cousin, son petit frère
Spider de PM5K et lui-même) qui remportera le MTV Video Music Award dans la catégorie du meilleur clip vidéo. Merci Beavis et Butthead !!
Et combien même Rob considérait alors les clips comme une arme à double tranchant, dont l'idée d'en réaliser l'emballait même s'ils ne pourraient être diffusés à la télé, à l'instar de Chenevez
de Niagara le 'ricain réalisera lui-même les clips de son groupe à partir de "Thunder Kiss' 65" et cette rencontre avec un Santo de pacotille issue de l'album précédent : "More Human Than Human",
"Electric Head Pt. 2" et "Super-Charger Heaven" ( réalisé entre la Californie, Las Vegas et Détroit d'octobre et Halloween à l'hiver 1995 ) pour cet album, "Feel So Numb", "Never Gonna Stop" et
d'autres illustrant sa carrière solo. "Dreamer" étant sa petite contribution vidéo à la carrière musicale du dieu Ozzy Osbourne et sans doute le clip le plus tendre du Zombie avec ces bougies
illuminant ces ralentis sur ce piano, ces violons allant de leur crincrin et cette promenade sylvestre d'une ballade comme seul l'ancien prêtre du Black Sabbath sait en interprêter. Fidèle en
amitié, il réalisera aussi par la suite le clip "Stillborn" du groupe Black Label Society de Zakk Wylde, le bucheron de guitar hero d'Ozzy. Ainsi que le clip "Tokyo Vigilnte #1" de PM5K et celui
de "Rude Awakening" lors du come-back de Prong.
Comme il l'avouait lui-même, "ce que j'ai toujours voulu faire par-dessus tout, c'est du cinéma : le groupe est un truc bizarre qui s'est produit et je m'en suis accomodé", Rob Zombie
est tombé dans la zik par accident et devra s'en accomoder avec encore quelques années avant de voir les projets hollywoodiens venir cogner au couvercle de son cercueil.
Et voir son dernier album certifié triple album de platine aura pu aider à tenir le coup, vendu à plus d'un million d'exemplaire en mois d'un an, "Astro-Creep" sera entré directement au Top Ten
pour y rester deux mois et plus de 89 semaines dans le Top 200. Les 6000 billets des concerts où se sera produit le groupe ( par stades de foot US entiers ) se vendant en moins de vingt minutes
confirmeront le statut de groupe in de White Zombie. Hollywood choisisant leur titre "Super-Charger Heaven" pour participer à la béo du film "JUDGE DREDD" ne fera qu'ouvrir une nouvelle voie
musicale ( pour ne pas dire un pont d'or ) au groupe et à Rob Zombie, l'un des artistes les plus prolifiques dans le domaine des béos : "THE BEAVIS AND BUTT-HEAD EXPERIENCE", "AIRHEADS, RADIO
REBELS" ( film dans lequel le groupe joue son propre rôle pour leur ami et réalisateur déjanté Michael Lehmann ), "DISCJONCTE, THE CABLE GUY", "THE CROW 2, LA CITE DES ANGES", "THE CROW 3 :
SALVATION", "BEAVIS ET BUTT-HEAD SE FONT L'AMERIQUE", "THE X-FILES, AUX FRONTIERES DU REEL", "MATRIX", "ACE VENTURA 2 EN AFRIQUE", "LA FIANCEE DE CHUCKY", "LOS ANGELES 2013, ESCAPE FROM L.A.",
"ROLLERBALL", "HOWARD STERN, PRIVATE PARTS", "MORTELLE SAINT VALENTIN", "BLAIR WITCH 2, LE LIVRE DES OMBRES", "LE ROI SCORPION", "DAREDEVIL", "END OF DAYS, LA FIN DES TEMPS", "LA MAIN QUI TUE",
"PSYCHO", etc, etc.
Oui, l'album produit par Terry Date ( Prong, Overkill, Pantera, avant de s'occuper de Deftones et Team Sleep, le side-project de Chino Moreno... ), "Astro-Creep" est et restera l'album de White
Zombie le groupe avant d'être l'un des albums de Rob Zombie, l'artiste multicarte.
Alors qu'en 1996, J. et Sean Yseult se réunissent au sein de Ruined Eye, que ce passionné de Charles Manson qu'est Rob Zombie s'en retourne à ses pinceaux pour dépanner son ami Mike Judge pour la
réalisation d'une scène d'hallucination dans le film d'animation tiré de la série thrash de MTV "Beavis & Butt-Head" ( qui a donc participé à médiatiser le groupe ) "BEAVIS ET BUTT-HEAD SE
FONT L'AMERIQUE", de grands noms de la scène techno et des DJ réputés se tourner vers le son du Zombie Blanc.
Le désormais célèbre Charlie Clouser, technicien avant-gardiste des sons au sein du groupe de l'icône indus' Trent Reznor ( Nine Inch Nails ) et manipulateurs de remixes comme d'autres tirent
d'une cinq cordes des accords, revient donc prêter son talent reconnu du copier/coller/déformer informatique et sonore à ses anciens comparses de White Zombie ( et oui, Clouser a été crédité un
temps comme cinquième membre du groupe... sur "La Sexorcisto" avant de rejoindre N.I.N. ) entrainant à sa suite des noms tels que John Fryer ( producteur de l'album "Ungod" de Stabbing Westward
et ami de Trent Reznor, ceci pouvant expliquer cela ), le groupe d'un succès passé P.M. Dawn ou des Damage Twins et autres Dust Brothers ( parmi lesquels pourrait bien se cacher, en fait, Sasha
des Lords of Acid ). Et alors que les allemands de KMFDM avaient remixé trois titres extraits de "La Sexorcisto", Charlie Clouser et ses amis s'attaquent à tout un album : "Supersexy Swinging
Sounds" !!!
Sorti en 1992, "Night Crawlers : The KMFDM Remixes" proposait la version LP de "Thunder Kiss '65" avant que
le groupe allemand et Sasha des Lords of Acid n'en proposent deux autres remixes : "Thunder Kiss '65 ( Swinging Lovers Mix )" et "( The Remix That Would'nt Die Mix )", et qu'avec le groupe belge
Lords of Acid au complet KMFDM remixent "Black Sunshine", proposé das sa version LP également, en un "( Indestructible "Shock it to Me" Psycho-Head Mix )". Deux de ces remixes (
l'"Indestructible" et celui des "Swinging Lovers" ) étant disponibles sur une édition spéciale du "Astro-Creep 2000 : Tour Bonus Disc" bien que n'étant pas extrait de cet album de White Zombie.
Et en parlant d'album de White Zombie, quand certains voient en "Supersexy Swinging Sounds", sorti le 15 aout
1996, un nouvel album et de ce fait le dernier du groupe, il faudrait plutôt garder à l'esprit que c'est un album d'hommages remixés par des groupes industrial ( ou presque ). Même si
le tribute album, lui, sortira le 9 mai 2000 sous le titre de "Super-Charger Hell-Tribute to White
Zombie" ( réunissant de sombres groupes méconnus mais doués de l'écurie du mort-vivant le plus célèbre ).
Onze remixes sexy, dansant, entrainant, envoutant, ennivrant, viennent donc complêter ce mois d'aout 1996 une discographie grandissante en re-arrangements musicaux pour le plus grand bonheur des
oreilles des fans, confirmant que White Zombie est un groupe de dance metal, son son se prêtant si bien à ces re-orchestrations dignes des meilleurs dancefloors. Mais aussi pour le plaisir de
leurs mirettes et celui de Rob himself avec la très belle pin-up Sheri Skerkis posant nue dans un hamac et le plus pur style des filles de calendriers autoroutiers, sexy mais pas vulgaire, des
années 60's-70's. Une version "prude" de cette pochette sera pourtant re-édité outre-Atlantique chez ces puritains de peignes-culs qui certifiront tout de même cet album de remixes disque de
platine !!
Et pendant ce temps-là, White Zombie 'emself continuent cette tournée de deux ans, le Astro-Creep Tour, dans laquelle Geffen et les organisateurs dépensent chaque soir 20 000 $ environ d'effets
pyrotechniques, de décors et autres dépenses propre à la gestion... pour attirer des kids par dizaines de milliers ( pour en faire des centaines au final ) à travers le monde et leur offrir des
premières parties ou autres têtes d'affiches du nom d'Anthrax, Pantera, Danzig, Testament, Filter, Monster Magnet, Deftones,...
White Zombie joue maintenant dans la cour des grands, yeah ( comme aime tant à le dire Rob dans ses lyrics ) !!
Et pourtant arriva ce jour de 1998, ou bien qu'ayant été le groupe qui aura donné au metal un hymne avec son "More Human Than Human", ou bien
qu'ayant été l'un des premiers groupes à marier les influences et les genres dans un joyeux bordel sonore ( les Linkin Park et Jay-Z peuvent retourner se coucher dans leurs berceaux ), ou bien
qu'ayant mis le feu aux stades internationaux bien avant la pyrotechnie de Rammstein, et ou bien qu'ayant su prouver que derrière ces airs de clochards drogués et complétêment pêtés qui dormaient
dans leur caisse sur leur premier tour se cachaient des besogneurs et forcenés sérieux et conscencieux sacrifiés à la musique et au metal en particulier pouvant maintenant s'offrir les suites de
palace, White Zombie a
splitté.
"Pourquoi ? Pour vous donner la version courte, expliquera Rob lui-même, le groupe était ensemble depuis 13 ans et ça fait beaucoup, et il était clair que nous manquions de souffle. Et plutôt
que de continuer misérablement, nous en avons juste terminé. Il n'y a rien de plus mauvais qu'un groupe qui reste ensmble quand tout le monde se dit "mais putain qu'est-ce que je souhaite
splitter". It sucks !!"
Rob reprendra alors des activités artistiques en retrouvant ses pinceaux et mettant sa passion créatrice au service des parcs d'attractions d'Orlando et de Hollywood d'Universal pour les "spécial
Halloween" de 1999 et 2000. Sean Yseult prendra le nom de Devil Doll pour gérer aux cotés d'une des Nashville Pussy le chant et la guitare dans son groupe suivant : les Famous Monsters, qui
sortiront deux albums coup sur coup "In the Night" le 9 octobre 1998 et "Around the Wolrd in 80 Bikinis" le 19 octobre 1999, dénués de toute basse : juste sa voix, des guitares et une batterie.
J. produira cette même année 1998 la béo du film "CHICAGO CAB" après avoir produit en 1997 l'album "Action Is Go" de Fu Manchu, où il joue aussi de la guitare, et offert ses services de lead
guitariste sur trois titres du groupe Shelter ( "Beyond Planet Earth" ) cette même année 1997.
A coté de cela, John Tempesta restera le dernier fidèle ( peut-être car il est arrivé le dernier au sein du Zombie ? ) de ce prêtre dit satanique que pourrait être Rob Zombie, s'il ne levait pas
des armées de kids juste pour le plaisir d'un bon gros son qui tâche et quelques titty flashing bien placées ici et là ( yeah, yeah !! ).
Alors que son frère Mike et le frère de Rob, Spider, apparaissent aux cotés du jeune Indiana Jones Sean Patrick Flanery, de Summer Phoenix, Tara Reid, Selma Blair et Portia Di Rossi dans le film
inédit "GIRL" de Jonathan Kahn dans leurs propres rôles sous le nom de leur groupe Powerman 5000 cette année 1998, le 25 aout 1998 sort, enfin, après
plus de dix mois d'attente et de finition, le nouvel et tout premier album solo ( ou presque si on considère que John Tempesta fait survivre le fantôme de White Zombie ) de Rob Zombie
"HellBilly Deluxe", commencé à l'été 1997 !!
Workoholic gloutonneux, Rob pourrait se voir accuser d'avoir dévoré de l'intérieur son monstre à quatre têtes White Zombie ( White Zombie est mort, vive White Zombie !! ) comme tout bon
mort-vivant cannibale qui se respecte pour en ressortir plus fort, plus puissant, unique surivant d'une mort annoncée plus que programmée : White Zombie n'était plus un groupe mais était le
groupe de... Rob Zombie. Et ce songwriter turbulent voulait continuer, aller plus loin et faire autre chose de son enfant, quitte à s'arracher la peau déchirée, dépecer son coeur et se forcer à
recommencer, comme il le chantait dans son hit "More Human Than Human". Se délestant de ses deux membres gauche et droit des cordes, le cadavre ambulant n'allait conserver que son coeur rythmique
des fûts pour détacher son âme et en reprendre à manger, car plus humain que l'humain, il se veut être "l'éventreur, une locomotive, (...) Nexus 1" qui ne veut plus d'une vie de connard, qui
n'est pas encore fini.
Et l'avenir semblera lui donner raison, car on continue à parler de Rob alors qu'en ce qui concerne la belle Sean Yseult ou même le talentueux J. ...
Ainsi, celui qui aura rendu hommage au Docteur Frankenstein des seventies, Alice Cooper, dans le programme
télévisé "Fistful of Alice Cooper" l'année 1997 précédente revient hanter son public de "13 tales of cadaverous cavorting inside the spookshow
international", le sous-titre de l'abum, sur les cendres encore fumantes du Zombie.
Accompagné de son fidèle Tempesta à la batterie, Rob voit Mike Riggs, l'un des ex-guitaristes de Prong ( à l'époque, 1997, où John Tempesta y était batteur ) né le 3 avril 1971, venir tordre les
cordes de sa guitare à ses cotés quand le dénommé Joey Blasko ( ex-Danzig et Prong - en 1996 - entre autres, de son vrai nom Rob Nicholson - né le 24 novembre 1969 - et recruté sur les conseils
de son nouveau guitar hero Riggs ) vient lui donner réponse des quatre cordes de sa basse. Quatre nouveaux cavaliers d'un apocalypse musical qui vont voir Danny Lohner et Charlie Clouser de Nine
Inch Nails leur prêter main(s)-forte(s) sur les riffs de guitare et aux manipulations synthétiques. Tommy Lee, le batteur de Motley Crüe connu pour confondre son épouse Pamela Anderson avec sa
batterie, venant participer à une véritable tuerie musicale, travaillée, précise, incisive en tant que guest sur les additional drums des titres "Meet the Creeper" et "The Ballad of Resurrection
Joe and Rosa Whore".
Là où White Zombie pouvait être vu et considéré comme un groupe underground et/ou confidentiel, la carrière de Rob Zombie en solo semble prendre la tournure d'un artiste incontournable voire
bankable, vendant plus d'albums sa première semaine de sortie que le groupe dans toute sa carrière !!
Et l'homme qu'on retrouve maquillé encore plus que d'habitude pour se rapprocher d'un véritable mort-vivant scénique et charismatique ( la petite croix frontal rappellant sa passion omniprésente
pour le serail killer et gourou sectaire Charles Manson ), qui ne remercie encore que Howard Stern, son jumeau, et Alice Cooper, son frère ( remember l'interview en début de post ), du monde du
show-bizz, s'en rend bien compte et s'accapare tous les moyens de pousser plus loin ses expérimentations vocales qu'un simple talkie-walkie Powers Rangers comme sur "Real Solution #9" de
"Astro-Creep" : pousant sa voix plus haut pour pouvoir répondre à l'hymne "More Human..." du Zombie d'un "Demonoïd Phenomenon" invitant le public à scander ses sempiternels et adorables "yeah
yeah" sur le refrain ( et les girls à dévoiler leur ronde poitrine - cf. la vidéo live du titre, bien que floutée ) et continuer ainsi entre un esprit festif, païen, anarchique et "bon enfant" et
des titres inquiétants, morbides, prenants, envoutants. La tendresse d'un amour morbide par-delà les limites de la condition mortelle ( et humaine ) se faisant entrevoir dans ce qui pourrait se
rapprocher le plus à une ballad mad(e) in Rob Zombie "Living Dead Girl", dont le clip très inspiré de Robert Wiene et du surréalisme allemand de 1920's met en scène sa nouvelle girlfriend, Sheri
Moon - égérie du sieur Zombie que l'on retrouvera dans tous les clips de cet album ( et ensuite ) "Dragula", "Living Dead Girl", "Spookshow Baby", "Superbeast" après l'avoir découverte nue sur la
pochette du "Supersexy Swinging Sounds" ( et oui c'est elle !! ).
Restant à la réalisation de ses propres clips - pour compenser sa frustation de réalisateur incompris ? - Rob va continuer à y mettre une bonne partie de ses références cinématograhiques au-delà
de ses samples musicaux : Isla, la louve des camps SS, venant croiser les riot girlz de Russ Meyer et le robot géant de "THE PHANTOM CREEPS", sur fond de stock shots, dans un joyeux bordel visuel
quand ce n'est tout simplement pas une réinterpétation personnelle d'un film comme ce "CABINET DU DOCTEUR CALIGARI" mentionné plus haut. Rob se contente ( peut-être ? ) de cela, ajoutant à son
show perpétuel son goût des effets spéciaux et pyrotechniques, à une heure où les Berlinois de Rammstein débarquent aux Etats-Unis à grands coups de lance-flammes et murs de feu sur leur indus'
tanz-metal, le travestissement horrifique et morbide de zombies hurlant et headbanguant sur des scènes de stades où des danseuses viennent onduler derrière lui. La nouvelle parade monstrueuse des
freaks du metal vient maintenant jouer dans l'arêne du cirque itinérant et underground de Jim Rose Circus.
Et le public en redemande(ra).
Et pourtant a coté de cela l'artiste multicarte qui ne se complait pas pour autant dans les cérémonies du gratin hollywoodien mais qui reste l'un des invités récurrents, avec Pamela Anderson, du
show radiophonique thrash de son ami Howard Stern ( né également un 12 janvier... 1954 ) - avec qui il poussera la chansonnette sur la béo du biopic du bonhomme pour un "The Great American
Nigthmare" - et pilier du programme télévisé musical "Headbangers Ball", Robert Wolfgang Zombie ( comme il a aimé à se surnommer lui-même ) décide, après être devenu manager du groupe Powerman
5000 de son frère Mike, de continuer ses activités parallèles de producteur musical et de sortir à la suite de l'album rock "Haunting We Will Go-Go" de Ghastly Ones, dans les bacs le 2 juin 1998,
toujours sous sa bannière A GoGo Records une compilation des thèmes musicaux des trois premiers films de "FRANKENSTEIN" : "The Words and Music of Frankenstein" en association avec Hip O
Records.
Le peintre Basil Gogos, dont ce collectionneur d'affiches de cinéma ( allant des films des Marx Brothers aux films d'horreurs et de zombies cultes ou inconnus ) est un grand fan, aillant
l'immense honneur de s'occuper de la pochette de cette ( hénaurmeuh ) compilation de 56 titres.
Notre passionné de cinéma continuera ses activités musicales de producteur avec, à ce jour, deux autres albums : "Control Your Minds", qui plus qu'un diktat scientologue n'est en fait que le
fruit du travail d'Astro Zombies ( Rob au mixage, à la production et peut-être même au chant et à la guitare ) sorti le 16 janvier 2001 chez Crazy Love Records, et "Mixed Drinks" du rappeur
Jugganot, sorti le 24 octobre 2000.
Mais coté réalisation ciné, Rob ne reste encore qu'en contact avec des majors, travaillant pour leurs animations événementielles, multipliant les participations à des bandes originales, dont la
charge de créer le générique d'ouverture de "LA FIANCEE DE CHUCKY", et se voyant refuser son scénario d'une nouvelle sequel au film d'Alex Proyas "THE CROW" : Miramax se retirant après de
perpétuels clashs de son projet futuriste d'un "The Crow 2037" pour troisième film qu'il devait réaliser ( et qui ne se tournera jamais !! ). Ce n'est pas grave, White Zombie a du attendre sept
ans avant de se faire (re)connaître, Rob Zombie n'est plus à ça prêt.
Charlie Clouser qui sût entrainer, en 1996, à sa suite quelques DJs intéressés par l'idée de remixer la musique déjà dancante bien que metallik de White Zombie pour un album de remixes et dernier
album du combo, "Supersexy Swinging Sounds", remet ça en 1999 pour la sortie de l'album de remixes ( passage obligé ? ) de Rob Zombie en solo :
"American Made Music To Strip By".
Réunissant sous la bannière étoilée d'un luxueux album digipack, désigné par Rob lui-même ( et mettant encore en vedette les charmes de Sheri Kitty Moon ), des noms tels que DJ Lethal ( que l'on
retrouvera par la suite dans la discographie de l'homme en solo ), Praga Khan des Lords Of Acid ( ayant déjà accompli ce genre d'exercice musical ) et Oliver Adams, les teutons de Rammstein ( sur
le titre "Spookshow Baby ( Black Leather Cat Suit Mix )" ), les Spacetruckers et d'autres, le remixer en chef de Nine Inch Nails re-propose douze titres ( en fait dix vu que "Superbeast" et "Meet
The Creeper" bénéficient de deux versions remixées ) issus de "HellBilly Deluxe". Et comme sur son précédent album signé pour le Zombie, la qualité est au rendez-vous et ces triturages sonores et
additions synthétiques ne font qu'accentuer encore ( plus ) le coté dance-metal hypnotique et possédée du bonhomme, aujourd'hui à 666 miles de l'enfer : Rob est un artiste, un artiste auquel les
autres rendent hommage plus qu'en le citant en se le re-appropriant pour mieux lui rendre son oeuvre "revue et revisitée". Comme si Brandon Peterson ou Andy Kubert se réappropriaient aujourd'hui
le dessin des premiers X-Men de Stan Lee et Jack Kirby ( ou d'autres super-heros Marvel ) pour mieux témoigner du mythe créé par les duettistes et leur rendre les éloges et hommages qui leur sont
dûs. Ce qui se fait aujourd'hui dans la publication.
Oui, Rob est un artiste qui n'aura jamais été aussi bon que sous les logiciels et scratches de ses collègues et amis : ces remixes moins personnels soient-ils collant parfaitement à son univers
et à la réunion de masse que devrait inspirer ces titres, néo-célébration de rituels pandémiques qui des stadiums devraient se poursuivre sous les lights des dancefloors nocturnes ( un peu ce que
le bonhomme essaye de transmettre dans son clip de "Feel So Numb", après les vagues de public déchainé de celui de "Demonoid Phenomon", non ? ). Mais le monde reste hémertique - ou presque ( dix
millions de ventes n'étant tout de même pas rien ) - à ce dieu musical, Pan moderne de bacchannales d'un nouveau millénaire en devenir, le confinant à une audience restreinte et
quasi-privilégiée. Pourtant le succès devrait, lui, être au rendez-vous... si ce n'est avec cet album de remixes avec la suite de sa carrière.
Novembre 2001 sort "The Sinister Urge", le nouvel album solo de Rob Zombie que son public attendait pour mi-septembre.
Celui qu'on retrouvait dans son propre rôle dans le rockumentaire consacré à ces dieux du heavy que sont Black Sabbath "We Sold Our Souls for Rock n' Roll" revient donc dans les rayons des
disquaires avec son perpétuel hommage aux films de séries B et fantastiques : "THE SINISTER URGE" ayant été un titre des navets réalisés par le plus mauvais réalisateur au monde ( tel qu'on
aimait l'appeller ) Ed Wood de 1961. Mais, là, bien au contraire, il va s'agir de perfection, une perfection sonore.
Fort du succès de leur premier album ensemble, nos quatre cavaliers de l'apocalypse ( Rob, Riggs, Blasko et Tempesta ) vont voir une pléïade d'invités les accompagner dans cette sinistre
recommandation : Kerry King de Slayer venant concurrencer les guitares de Danny Lohner ( de Nine Inch Nails ) toujours de la partie, Tommy Lee revenant donner la mesure de sa batterie quand John
Freese, batteur de A Perfect Circle et Devo, vient l'affronter dans son domaine de prédilection avec Gary Novak, batteur ayant travaillé avec Alanis Morissette, Chris Chaney, bassiste de la
canadienne mais aussi de Method of Mayhem ( le groupe de Tommy Lee ), chargé d'épauler Blasko à la basse. Charlie Clouser, fidèle des fidèles de l'ombre, cédant sa place aux DJ Mix Master Mike
des Beastie Boys et DJ Lethal de Limp Bizkit ( mais Biohazard auparavant !! ), sur cet album où Rob Zombie tient enfin à remercier pour tout ce qu'il lui ont apporté, les acteurs décédés Ron
Chaney, Dwight Frye Jr, la fille d'un acteur inoubliable Sara Karloff, le peintre et affichiste Basil Gogos ( pour qui Rob signera l'introduction du recueil "Famous Monster Movie Art Of Basil
Gogos" à paraitre en septembre 2005 ) pour conclure ce chapitre cinéma et historique. Mais aussi et surtout Tommy Lee et Kerry King pour leur aimable collaboration, ses parents Mom and Dad et son
frère Spider, ses amis Alice Cooper, Howard Stern et Johnny Ramone, sans oublier Ozzy et Sharon Ozbourne qui l'ont accueilli ( vous pouvez apercevoir Rob dans la première saison des "Ozbournes"
ainsi que dans le special Christmas de 2003 ), avec qui il a travaillé ( réalisateur du clip "Dreamer" d'Ozzy ) et parce qu'Ozzy lui a quand même offert ce duo sur "Iron Head", cinquième titre de
cet album.
Rob Zombie est maintenant un artiste sur lequel les majors doivent compter et voir cet album certifier disque de platine avec plus d'un million de ventes le mois de sa sortie ne fait qu'une chose
: garantir cela.
C'est donc ainsi qu'après avoir annoncé la mise en chantier le 18 avril 2000 de son premier film en tant que réalisateur pour le compte d'Universal, au
départ, "THE HOUSE OF 1000 CORPSES" ( titre de la dixième et piste finale du précédent album ) le film de Rob Zombie entre dans les hell projektz.
Rassurés par les récompenses et dizaine de millions d'albums vendus par l'artiste, les pontes des studios Universal se décident enfin à lui proposer autre chose que de repeindre des attractions
dans leurs parcs ( pour caricaturer la chose ) en lui offrant les commandes de son propre film qu'il aura rédigé lui-même. Non content de voir enfin reconnus ses talents de réalisateur, celui qui
faisait directement référence à "ORANGE MECANIQUE" dans le clip de son "Never Gonna Stop" va pouvoir ( peut-être ) enfin régler ses comptes avec les frères de Miramax, qui avaient rejeté son "The
Crow 2034", en offrant enfin au public américain autre chose qu'une de ces comdies débiles pour adolescents boutonneux censés faire peur sous son masque de tueur d'Halloween cinéphile ( remplacer
une partie de la phrase par le titre d'une trilogie, si vous l'avez reconnu ) et revenant au vrai film d'horreur d'antan, avec du sang, des tripes et du gore, renvoyant "aux sources du genre et
se détourne de ce que les studios indépendants en ont fait" ( remplacez studios indépendants par le studio cité précédemment ). Mais voilà, celui que Todd McFarlane à immortaliser dans sa gamme
d'actions figures ( aux cotés des Kiss, Ozzy Osbourne et Alice Cooper et autres boogeymen comme Jason, Freddy Krueger,... ) vient de claquer les sept millions de dollars d'Universal dans un film
renouant tellement avec le cinéma d'Herschell Gordon Lewis ( pour le gore ), Lucio Fulci ( pour les zombies ) et Tobe Hooper pour la ligne constructrice ( ou destructrice ) du pitch directement
inspiré de ce "MASSACRE A LA TRONCONNEUSE" ( qu'aimait tant l'adolescent Robert Cummings ) que le studio, effrayé par ce come-back dans l'âge d'or et de sang des films d'horreur des 70's et 80's,
retire ses billes du contrat et laisse Rob Zombie se démerder avec son bébé... qui pue la mort.
Après des mois qui deviennent des années ( près de trois ) d'incertitudes et de combats avec la censure, où on se dit qu'on ne pourra jamais re-voir toutes ces vieilles gloires du cinéma
d'horreur d'antan - Sid Haig ( "JACKIE BROWN" récemment ), Karen Black ( "L'INVASION VIENT DE MARS" ), Bill Moseley ( "MASSACRE A LA TRONCONNEUSE 2" ), Michael J. Pollard ( "BONNIE & CLYDE" )
- donner la réplique à Sheri Moon, la compagne du réalisateur, et effrayer ces quatre adolescents perdus dans 107 pages d'un manuscrit d'une famille de néo-freaks cannibales tout droit sortis
d'une fête foraine pas comme les autres, ce fanatique d'horreur et de films de Rob, qui se voit obliger d'investir ses propres dollars dans la production et la distribution de son film, est sauvé
par l'intervention de la firme Lion Gates Film Inc., habitué aux productions de seconde zone ( "CUBE 2", "AMERICAN PSYCHO 2" ), qui lui propose de distribuer son film que personne ne veut.
Ainsi sortira en 2003, "THE HOUSE OF 1000 CORPSES", le film d'un Rob Zombie qui est en droit de se demander
s'il a bien fait d'arrêter la musique pour ça.
Bien qu'inédit en salles dans l'hexagone, mais depuis disponible en DVD, le film se sera d'abord fait connaître en France à travers le CD de sa bande-originale où le compositeur de Rob a invité
quelques autres groupes à venir se mêler à ces extraits audios du film ( une mode depuis les béo de "PULP FICTION", "GLADIATOR" ou quoi ?! ) ainsi que Lionel Richie et la rappeuse Trina à
l'accompagner sur le très irrévérencieux titre "Brick House 2003" ( Irrévérencieux pour son intro' jouissive ? Ou parce qu'un metal hero se mêle à un chanteur de variétoch' pour un superbe titre
funky ? ). La musique garde toujours la part belle chez le môssieur.
Et ce sera cette même année 2003 que sortira le best-of du groupe et de l'artiste Rob Zombie : "Past, Present &
Future", dans lequel la compilation d'une douzaine des meilleurs titres de White Zombie et de Rob en solo ( "ThunderKiss '65", "More Human Than Human", "Dragula", "Living Dead Girl",
"Never Gonna Stop" ) et d'inédits ou raretés ( "Blitzkrieg Bop" des Ramones, le "Brick House 2003" précédent ) se voit accompagnée d'un DVD compilant, lui, la quasi intégralité des clips du sieur
( quasi intégralité car il y manque le clip du "I'm Your Boogeyman" du film "THE CROW 2" ), dans un très beau digipack à l'artwork travaillé par Rob - et y reprenant même l'évolution du bonhomme
dans un petit trombinoscope plaisant...
Entre temps, J. aura été joué de l'une de ses Fender' en 2000, une année ( le temps que le groupe se sépare au printemps 2001 ), au sein du groupe Slobot devenu par la suite Stendec ( un EP 5
titres à ce jour ). Il était question en 2002 qu'il forme un groupe d'inspiration punk, Bull Taco, avec Dave Navarro et Chad Smith ( tous deux ancien ou Red Hot Chili Peppers actuel ) et Zender
Schloss de Circle Jerks, groupe punkoïde.
Sean Yseult se sera associée, denouveau en tant que bassiste, en 2002 à Johnny Hotwheels ( à la guitare rythmique ), Rhoades D'Able ( comme lead guitariste ), Larry Glover et Mike Brueggan ( à la
batterie ) et Rick Slave au chant pour former Rock City Morgue, qui après avoir sorti en 2002 un album de six titres, "Some Ghouls", sous la tutelle de Treena Shoemaker ( qui a travaillé avec
Queens of Stone Age pour référence ), et un de treize titres, "Dead Man's Song" en 2004 ( produit par J. Yuenger lui-même ), pourrait re-sortir un EP de quatres titres dans le courant dans
l'année 2005...
Et quant à John Tempesta, pendant que son leader Rob Zombie suivait la voie de l'église pour épouser le 31 octobre 2002 la blonde Sheri Moon, celui-ci allait dépanner son pote et collègue Riggs
sur son side-projet de Scum of the Earth, qui après avoir été le dixième titre de l'album "The Sinister Urge" de Rob Zombie, le nom d'une de ses guitares, l'inscription qu'il s'est fait tatoué
sur les abdos, allait devenir le nom de son propre groupe. On pourra dire que Riggs l'avait dans la peau ( sans mauvais jeu de mots ) ce besoin de monter son propre groupe : se retrouvant avec
une centaine de chansons possibles... lorsque discutant avec une fan, il lui avoue ne rien faire alors, pour la voir lui mailer le lendemain une liste de toutes les compagnies de disques
intéressées par le travail de ce guitariste au chomage technique ( Rob mettant en suspens sa carrière musicale pour le grand écran ).
Ainsi, le guitariste de Rob Zombie n'a-t'il qu'à piocher parmi ses titres écrits sur une décennie et stockés dans son ordinateur "une nuit orageuse", aime-t'il a raconté, pour attendre les
réponses enthousiasmées des producteurs - et d'Eclipse Records ( distributeur de Mushroomhead ) en l'occurence - pour ensuite contacter Campbell comme bassiste, un certain Sept à la batterie et
Mike Tempesta de Powerman 5000 pour l'accompagner à la guitare ( comme le souhaitait un fan consacré ) et donner un corps à huit bras à cette écume terrestre.
Avec l'aide du producteur Ben Burkhardt, Riggs va ainsi co-produire un album de onze "chansons d'amour pour le nouveau millénaire" intitulé tout simplement "Blah...Blah...Blah..." que Frank
Gryner ( ayant travaillé avec Rob zombie et A Perfect Circle ) et Brandon Belsky ( Velvet Revolver, Staind, Static-X ) vont mixer... pour ainsi donner le corps et le son que l'on connait à ce
digne héritier du grand zombie blanc. Alors qu'on était tout juste en droit d'attendre un album sonnant à la rigueur comme Powerman 5000, le petit frère officiel de White Zombie, le groupe de
Riggs et de Mike Tempesta de PM5K sonne comme le maître - six années de travail, d'écritures et de compositions communes marquant son homme au-delà de la simple influence. Riggs allant entaîner
ses amis et leurs invités, John Tempesta, batteur de Rob et frère de Mike travaillant enfin avec ( sur "Altargirl 13" et le final "Beneath the Living" ), et le batteur John Dolmayan de System of
a Down ( sur "Little Spider" et "Bloodsukinfreakshow" ), plus loin qu'un simple all-star band pour proposer ce que Rob n'a encore jamais su faire : de romantiques ballades ( cf. "Little Spider" )
indus', il est vrai, toujours, alliées à de solides compositions rock pleines de la furie de guitares déchainées, de rythmiques martiales et de samples et scratches bienvenus ( comme cette
reorchestration bien vue du "We Will Rock You" de Queen en refrain de leur "Pornstarchampion" ). Laissant Mike co-écrire avec lui deux titres - "Get Your Dead On", hymne PM5K, et "Altargirl 13" -
Riggs sera également obligé de soudoyer son propre fils pour venir chanter sur l'excellent "Bloodsukinfreakshow" et lui donner cette identité sonore et ce coté chanson enfantine plasmodique ( que
ceux qui s'attendent à re-entendre une chorale d'enfant reprendre du Queen retourne se coucher ).
Premier album et excellente surprise, ce CD mérite d'aller plus loin que de simple blah blah blah sur sa soumission au diktat dance-metal de White Zombie et de Rob himself - quand on risque de ne
plus revoir ce dernier sur scène, si ce n'est pour présenter ses films aux critiques...
Et si la carrière musicale de l'un des derniers éléments prometteurs de la carrière solo de Rob ( Blasko en l'occurence ) vous intéresse, sachez qu'il aura, quant à lui, usé de sa basse le temps
d'une saison ( de 2003 à 2004 ) chez le pote de son ex-leader Rob Zombie, Ozzy Osbourne, y remplaçant le célèbre Jason "Jasonic" Newsteed, ex-Metallica... sans pour autant connaître la griserie
d'une scène live, quittant le groupe juste avant la réouverture du Ozzfest annuel.
2005 ( plus d'un an après - et sa sortie en DVD Zone 1 - le 19 juillet 2006 dans quelques salles hexagonales ) sort la suite de "THE HOUSE OF 1000 CORPSES" : "THE DEVIL'S REJECTS", road movie reprennant la fuite de Sheri Moon-Zombie, Bill Moseley et Sid Haig, héros charismatiques de son précédent tribute aux films d'horreurs des seventies. Les sales trognes de Danny Trejo ( "UNE NUIT EN ENFER" ) et Michael Berryman ( "LA COLLINE A DES YEUX" originale ), ainsi que Ken Foree ( les deux versions existantes de "DAWN OF THE DEAD" ), venant compléter cette chasse à l'homme que mène un vindicatif Sheriff ( William Forsythe de la série "John Doe" ) désireux de venger son défunt frère assassiné par l'un des Firefly...
La bande originale du film prolonge évidemment cette expérience cinématographique. CD dans lequel ce Tarantino du
cinéma fantastique et d'horreur ( tant il aime à citer ses références pour mieux les consommer, les digérer et les réinterpréter dans ses films ) s'éclipse pour y laisser se compiler des
classiques du rock'n'roll, comme Lynyrd Skynyrd ( "Free Bird" ). Prémonition du tournat musical à venir de cet artiste multicarte ?
Les fanboyz de la première heure auront poursuivi l'expérience zombiesque en se jetant sur "The Nail" et "BigFoot", deux comics-books que Rob Zombie a signé - depuis le temps qu'il parlait de faire quelque
chose pour Marvel - en tant que co-scénariste avec Steve Niles ( "HellSpawn" et "Spawn, Dark Ages" ), délaissant ses petits dessins qui faisaient le charme de toutes les pochettes de White Zombie
et de ses albums solos aux dessinateurs ( alors ) débutant Nat Jones ( "Spawn, Dark Ages" ) et reconnu Richard Corben ( "HellBlazer", le comics qui a donné "CONSTANTINE" ). Ou celle de "Rob
Zombie: Spook Show International", ce trade paperback de 48 pages directement issu de l'imagination de l'auteur du précédent trade paperback "Rob Zombie Presents
Monsters, Maniacs, and Madmen" qu'il a fait tout seul comme un grand. Et oui, la carte d'identité du môssieur pourra rajouter la mention scénariste ( et dessinateur ) de comics après
toutes ces casquettes de songwriter talentueux ( même s'il ne se considère pas songwriter et pense plutôt à Billy Joel à l'énoncé de ce mot ), musicien possédé, réalisateur cinéphile et même
présentateur TV ( de films d'horreur sur SciFi Channel et d'awards musicaux et sportifs pour ESPN ).
Certains complétistes pouvant pousser l'ultime expérience, alors, en se rabattant même sur la préface de
"Yoga for Regular Guys: The Best Damn Workout on the Planet!", bouquin de remise en forme auquel il semble avoir participé ?! On a beau être un
mort-vivant, on peut tout de même essayer de rester un bon ( mort ) vivant en forme, non ?
Le 28 mars 2006, Rob Zombie semble conclure son contrat avec Geffen (
mais il n'en est rien ), comme livrant un album commandé et dû dans lequel les fans de son dance metal ne le reconnaîtront pas. Et loin d'être le moins bon album de Rob Zombie ( désormais
accompagné d'un nouveau line-up composé de John Lowery, l'ex-guitariste John Five de Marylin Manson et Nine Inch Nails, de Piggy D., ex-bassiste de Wednesday 13, récent groupe de passionnés de
zombies ayant détourné "THE NIGHT OF THE LIVING DEAD" de George Romero pour l'un de leur clip, et de Tommy Clufetos, ancien batteur d'Alice Cooper ), "Educated
Horses" signera un retour musical à des racines bien plus rock pour celui qui avait délaissé la scène pour les scènes cinématographiques : ces "American Witch", "Foxy Foxy" et autres
"The Devil's Rejects" s'auto-alimentant dans le référentiel et "The Lords of Salem" s'éloignant clairement dans leurs bases de riffs et rythmiques de ces travaux synthétiques et remixés
précédents.
Tout comme son petit frère Spider One aura orienté la musique de Powerman 5000 vers un retour à des racines bien plus punk, elles ( qui se seront remarquées dans leur changement de look ), avec "Transform" en 2003 et confirmé avec ce "Destroy What You Enjoy" cette même année 2006, Rob Zombie se délestera de ses défroques de laissés-pour-comptes rock en apparaissant désormais vêtu de jeans et cuirs plus propres, venant répandre son rock pur. Changement d'attitude, d'influences et de looks que le public en rejeterra pas, faisant de cet album tant attendu un disque d'or, classé cinquième dans les charts américains et canadiens. Aussi bien que pour son premier album solo, "The Sinister Urge". Si le musicien Rob Zombie a perdu quelques fans de base, le réalisateur en devenir lui en aura sans aucun doute ramené.
Filon pouvant alors peut-être expliqué la sortie d'un nouveau best-of de la part de Geffen, cette même année
2006 ( le 10 octobre ) : "The Best-Of Rob Zombie, The Millenium Collection" parmi les "20th Century Masters" de l'éditeur, proposant parmi ces
douze "pauvres" titres de triés un peu plus les dix-sept proposés par "Past, Present & Future", non sans devoir y adjoindre "The Devil's Rejects" et "The Lords of Salem" du récent album. Une
compilation pour découvrir ou faire découvrir le musicien à un amateur de son cinéma, en fait.
L'année suivante, le 23 octobre 2007, sort enfin un live officiel du
bonhomme : "Zombie Live" !! Les fans pouvant y écouter dans des conditions meilleures les captations en live de leur artiste préféré, bien meilleures
que sur les nombreux pirates circulant.
Album sous la bannière de Rob Zombie en solo mais album live réunissant, comme sur scène, des titres du groupe
White Zombie ( "More Human Than Human", "Black Sunshine", "ThunderKiss '65" ) et en solo ( "Never Gonna Stop", "Superbeast", "Dragula", "American Witch" ) sur ces dix-huit pistes.
Le réalisateur Rob Zombie se faisant, lui, encore une fois remarqué cette année là avec son remake de l'un des classiques de "l'horreur" : Dimension Films lui ayant laissé les clefs pour rajeunir
et réinventer la légende du tueur au masque de "HALLOWEEN", le catcheur Tyler Mane ("X-MEN" ) et la jeune découverte Daeg Faerch se partageant le rôle
de Mike Meyers, parmi la famille cinématographique du Zombie Blanc ( Sheri Moon Zombie, Bill Moseley, Danny Trejo et William Forsythe étant encore de l'aventure )...
L'année 2008 voyant inévitablement ce zombie de White Zombie ressusciter, virtuellement, non pas pour remonter sur scène mais juste et excusez du "juste" en sortant une ultime box épaisse compilant les raretés, b-sides et autres hits du groupe sur cinq galettes ( quatre CD et un DVD réunissant, enfin, tous les clips du groupe et uniquement du groupe, parmi lesquels ce "I'm Your Boogeyman" et d'autres très bonnes surprises de qualités différentes ) : "Let Sleeping Corpses Lie" qui contentera tous aficionados, fans et complétistes collectionneurs.
Ce "massacre des morts-vivants"( titre français de ce film de 1974 de Jorge Grau ( "CEREMONIE SANGLANTE" ) ayant inspiré encore une fois une production de Robert Cummings - ou presque ) étant loin d'en être un donc, mais un bonheur, oui.
Rarement imitée ( PM5K, Scum Of The Earth, les Allemands de Zombie Joe ? ), la musique de Rob et de White Zombie
reste à ce jour uniquement égalée par celle de Riggs et Mike Tempesta ( Scum ) en ce qui concerne le dance metal. PM5K ayant encore aujourd'hui changé de style à la surprise d'une fanbase
captivée avec leur retour cet automne à travers "Somewhere On The Other Side Of Nowhere", quand on est en droit de se demander ce que ce titre séquelle, "HellBilly Deluxe 2", prévu le 10 novembre 2009 prochain et sous-titré
"Noble Jackals, Penny Dreadfuls and the Systematic Dehumanization of Cool", laisse présager comme retour musical de l'un des plus grands artistes
touche-à-tout de ces vingt dernières années ?!
Nouvel album surlequel ce même line-up que "Educated Horses" semble vouer son amour pour Sheri Moon Zombie à travers ces nombreux titres se référant à cette "sorcière" - comme "Virgin Witch" ou ce "Werewolf Women of the SS", dont les amateurs cinématographiques de grindhouse movies et de faux trailers auront reconnu l'auto-alimentation du bonhomme, ayant signé en 2007 la fausse bande annonce d'un film éponyme entre les deux films "PLANET TERROR" et "DEATH PROOF". Cinéma qui a été aussi l'actualité estivale de cette année ( le 28 aout 2009 ) de Rob le réalisateur avec la sequel "HALLOWEEN II", y prolongeant les prestations de Sheri Moon Zombie ( inévitablement ), Tyler Mane, Malcom MacDowell et Brad Dourif ( déjà du premier opus ) avec Margot Kidder ( de la série "Smallville" ), mais semble être son avenir professionnelle avec la sortie enfin de son "HAUNTED WORLD OF EL SUPERBEASTO" ( annoncé dans le livret de "Educated Horses" ), son futur projet pour 2013 de "TYRANNOSAURUS REX", son possible nouveau remake de "THE BLOB" quand on l'attendrait - commercialement - sur un "HALLOWEEN 3D" pour 2011.