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El Grande N'Importe Nawak

El Grande N'Importe Nawak

Le Blog de Charly H.

[Série TV] "Blood Ties" (2007)

C’est d’la merde ! Déjà vu… Bof et autres commentaires désobligeants en ce qui concerne les programmes des six nouvelles chaines de la TNT (cinq, en ce qui concerne l’abonnée SFR que je suis et qui avais déjà L’Equipe TV, mais ne la regarde toujours pas plus).
Okay, la 21 nous ressort les aventures de la pire rouquine islamophobe nourrie aux tranches de Magrange (« Julie Lescaut » pour ceux et celles qui ne sauraient lire entre ces lignes) pour occuper ses après-midi et la chaine 23, elle, nous offre, enfin, à des heures décentes les (vieilles) aventures de « La Femme Nikita » (qui a malheureusement très mal vieillie avec sa qualité vidéo encore plus flagrante sur ces écrans plats et numériques actuels) avant d’enchainer sur « Demain à la Une » (d’une qualité vidéo toute aussi crade désormais), mais on trouve quand même dans ces grilles de programme des séries inédites –ou non : « No Ordinary Family » (retitrée « Super Hero Family » sur 6ter et affichant plus clairement son coté super-héroïque sériel), « Bomb Girls », « Pan Am », la sitcom universitaire « Community » ou cette « Blood Ties » auquel je m’intéresse aujourd’hui.

 

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                                                                                             « BLOOD TIES »

 

Préférant démissionner plutôt qu’être virée de la police, suite à un diagnostique qui condamne sa vue (notre héroïne souffre d’une dégénérescence de la vue, qui l’a lui fait perdre petit à petit –avant de devenir prochainement aveugle- et l’handicape dans ses tests visuels de tirs et son travail nocturne), Victoria Nelson désire néanmoins prouver qu'elle peut continuer à travailler et devient détective privé.
Et c’est alors que Coreen, sa secrétaire et amie (gothique), lui demande de prouver qu’elle n’est pas folle et que son petit ami a été tué par un vampire, que Vicky Nelson découvre ce monde occulte et secret existe bel et bien et est peuplé de créatures surnaturelles : vampires, loups-garous et autres démons…


Scénariste devenu producteur, Peter Mohan (coupable de l’horreur télévisuelle au titre mensonger de « Mouton X », cette série qui n’avait rien à voir avec une aventure dans un univers parallèle de mutants de la célèbre Maison aux Idées new-yorkaise) a donc la meilleure idée d’adaptée en 2007 la série de romans fantastique de Tanya Huff, cinquantenaire Canadienne qui vient de signer un intéressant succès avec sa série de « Livres de Sang » et sa sequel « Livres de Fumée » -ou les aventures de Vicky Nelson et de Tony Foster, personnage secondaire de la première série initiale.
Parus entre 1991 et 1997, les cinq volumes des aventures de Vicky Nelson auront présenté une même détective privé, ancienne inspecteur de police condamnée à devenir aveugle, qui se retrouve associée dans ses enquêtes paranormales à un ancestral vampire (Henry Fitzroy) et son protégé, le journaliste Tony Foster (personnage exclu de la série abordée ici, puisque les producteurs songèrent un moment à créer un spin-off le concernant).
Quasi inédite pour un large public (à l’exception des mordus de vampirisme, comme votre serviteur), la série TV canadienne « Forever Knight » de trois saisons, diffusée à la même époque et dans laquelle le vampire Nicholas Knight souhaite trouver la rédemption et redevenir un mortel, pourrait être la source d’inspiration de Huff si celle-ci n’avait pas introduite ce personnage principale de jeune femme humaine et mêlé de multiples figures de cryptozoologie et autres figures fantasmagoriques.

Melting-pot culturel que l’on retrouvera également broyé et digéré par Joss Whedon et son staff de scénaristes dans sa gargantuesque série vampirique (mais pas que) adolescente de « Bouffie contre les Vampires », qui de 1997 à 2003 va réécrire le mythe vampirique à travers le passage de la puberté et marqué les esprits sériels et scénaristiques (nombre de vampires disparaissant depuis dans les mêmes explosions enflammés lorsqu’un pieu leur est planté dans le cœur) en sus de nous offrir une figure de vampire justicier supplémentaire : Angel, le vampire doté d’une âme humaine qui lui fait regretter ses crimes et chercher à protéger le monde des forces occultes en plus de la Tueuse dont il est tombé amoureux pour son plus grand malheur.
Jouissant de sa propre série spin-off de 1999 à 2004, le détective privé vampirique Angel suivra, dans une série plus sombre que « Bouffie » bien que désormais située à Los Angeles, avec plus de succès la voie de l’immortel épris de mortelles que la trop courte (et inédite) série de 1996 « Kindred, The Embraced » inspirée du jeu de rôles « Vampire, la Mascarade/the Eternal Struggle » -dans laquelle le Prince vampire de San Francisco, tombé amoureux d'une journaliste mortelle, doit maîtriser les différents clans vampires…
L’amour impossible entre un(e) vampire (se faisant, au passage, justicier) et un(e) mortel(le) semblant désormais la figure de proue scénaristique des Saigneurs de nos nuits contemporaines –si l’on excepte le diurnambule Blade, dont la courte série éponyme de douze épisodes en 2006 prolonge les aventures cinématographiques de ce demi-vampire qui souhaite détruire les siens pour le bien de l’humanité.

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Après une vague sanglante qui a, donc, envahi les salles obscures internationales (sagas « UNDERWORLD », « BLADE », « BLOODRAYNE », pour exemples américains, ou le dytpique « NIGHT WATCH/DAY WATCH » russe et prolongements du filon « VAMPIRES » de John Carpenter, entre autres), Peter Mohan –tout comme d’autres (Ron Koslow ou Fred Olen Ray)- semble donc profiter, un peu tard, de cette effusion pour adapter les aventures de Vicky Nelson.
Si Koslow (créateur de la série originale de « La Belle et la Bête ») adapte, lui, à la même époque, aux Etats-Unis, le personnage de Mick Angel, vampire devenu détective privé créé par Trevor Munson en 2004 dans son roman jamais édité « Angel of vengeance », pour la série « Moonlight », et que (sans mauvais jeu de mots)
Olen Ray poursuit à travers « L’Antre (The Lair) » l’aventure fantastico-érotique à caractère homosexuel de « Dante’s Cove »  de Michael Costanza, en s’intéressant, cette fois-ci, à ce club gay, qui donne son nom à la série et est tenu par des vampires –dont Damian qui ne va pas rester insensible à Thorn, un journaliste humain (comme de par hasard), on doit hélas reconnaître qu’aucune de ces trois incursions dans le monde occulte des vampires n’a alors connu de succès escompté : « Moonlight » allant courir sur seize épisodes entre 2007 et 2008, « L’Antre » mêlant allant séduire son public mâle adulte au moins trois saisons (soit près de trente épisodes) entre 2007 et 2009, et « Blood Ties » tenir deux saisons entre 2007 et 2008 –avec une triste fin qui sera abordée plus loin.

Mais pouvait-on en attendre mieux d’une série menée par un scénariste venu de la série fantastique mais guère appréciée de tous, « Highlander », et ayant cachetonné sur les aventures humoristico-archéologiques de « Sydney Fox », avant de violer nos rétines affamées de super-héros et mutants avec cette tristement célèbre série « Mutant X » (qui dura tout de même de 2001 à 2004) ?

Oui. Puisque Peter Mohan, le scénariste en question, s’associa tout de même à un réalisateur chevronné :
Allan Kroeker, issu de l’écurie et firme « Star Trek » (travaillant entre 1996 et 2005 sur les déclinaisons « Deep Space Nine », « Voyager » et « Enterprise » de façon régulière) sans compter ses participations à « Firefly », « Andromeda » ou « BattleStar Galactica » (pour rester dans l’univers de science-fiction), et tous les deux profitèrent de l’appui du producteur canadien Kirk Shaw et de sa société de production Insight Films (sortant tout juste du succès en demi-teinte de l’adaptation en série live du comics « Painkiller Jane ») et de ses associés les duettistes Stanton W. Kramens et Randall H. Zaken (de nombreux téléfilms de Noël ou avec Noël dans le titre et qu’une chaine ou l’autre du groupe M6 doit diffuser et rediffuser actuellement) pour monter le pilot, « Le Prix du Sang ».
Monté en un double épisode de 90 minutes (diffusés le 11 mars 2007 sur la chaine américaine Lifetime), ce « Prix » adapte –plus ou moins fidèlement- le premier roman de la série, paru seize ans plus tôt :
Victoria Nelson (Christina Cox), détective privé, témoin d’un meurtre malgré sa pauvre vision qui ne lui permet pas de bien distinguer le meurtrier, est engagée par la petite amie de la victime –Coreen Fennel (Gina Holden )- pour prouver que ce meurtre est l'œuvre d'un vampire !
Durant son enquête, Victoria va rencontrer un allié inattendu en la personne de Henry Fitzroy (Kyle Schmid ), dessinateur de romans graphiques (comprendre comics-books) mais surtout un vampire âgé de 450 ans… qui va chercher à lui prouver qu’il n’est pas le meurtrier et que ceux-ci ne sont pas perpétués par un des siens, recherchant ensemble le démon coupable…

 

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Et le créatif Peter Mohan de collaborer, entre autres, avec James Dunnison (qui après cette série va encore collaborer avec Sarah Dodd, l’une des scénaristes de la série, et InSight Films sur « Artic Air » en 2012), James Head, Holly Dale et Dave Winning à la réalisation de cesvingt-deux épisodes, quand il ne cède pas sa place de scénariste à Travis McDonald (aperçu dans « Dark Angel » de James Cameron ou « Andromeda »), Dennis Heaton, Mark Leiren-Young (qui semble avoir terminé sa courte carrière sur cette série après un épisode sur « Le Messager des Ténèbres ») ou la romancière Tanya Huff elle-même (qui scénarise le neuvième épisode de la première saison « Froid comme le marbre », épisode dans lequel aucun des personnages récurrents n’apparait est-il à noter) pour le bon déroulement de la série.
Si James Dunnison est un réalisateur canadien plusieurs fois récompensé (dont un très honorable Prix General Idea pour sa contribution artistique à la sensibilisation au sida), James Head est alors un réalisateur qui a fait, entre autres, ses armes sur la méconnue série « Jeremiah » avant de s’améliorer sur plusieurs épisodes de « Dead Zone » (et être, lui, aussi passé via l’errance spatiale du nouveau « BattleStar Galactica » le temps de l’épisode « Marché Noir »), Holly Dale, une réalisatrice qui se sera surtout escrimée sur ce « Messager des Ténèbres » évoqué plus haut (en sus d’un épisode de « Sydney Fox », « Jeremiah » ou « Kyle XY » ici ou là), et Dave Winning, surement, l’un des réalisateurs (canadien) les plus expérimentés de l’équipée : producteur d’une série de 2000, entre autres, figurant dans ses propres films, à 46 ans, il sort surtout des séries « Andromeda » (tout comme Allan Kroeker) et « StarGate : Atlantis » (pour un épisode de la première saison).
Scénariste canadien récompensé pour ses travaux sur « Yvon of the Yukon » (Writers Guild of Canada - Top 10 en 2003) et « Being Ian (
Leo Award 2005 du Meilleur programme d'animation ou de série), Dennis Heaton, qui a également travaillé sur les programmes « Tales from the Far Side » I et II, « Atomic Beatty », « Life with Derek » et la récente mouture de « George de la Jungle », sera avec Peter Mohan l’un des piliers historiques (comprendre scénaristique) de la série (y héritant du poste d’éditeur de l’histoire) –sur laquelle viendront collaborer également épisodiquement Denis McGrath, le créateur de « De L'Autre Coté du Fleuve », Rick Drew (scénariste de « MacGyver » qui aura également sévi sur la triste « Mutant X » de Peter Mohan), Victor Nicolle et Charles Lazer, dont cela restera leur seul travail, contrairement à Shelley Eriksen (qui, elle, débutera sa carrière –poursuivie sur « ReGenesis » et « Bomb Girls », actuellement diffusée sur Chéri 25 également), mais aussi le réalisateur Andy Mikita de l’écurie Porte des Etoiles (« SG-1 », « Atlantis » et « Universe ») scénariste de deux-trois épisodes.

Une équipe créative et constructrice déséquilibrée, oscillant entre professionnels discrets et débutants amateurs –même si l’intervention de l’acteur et producteur Peter de Luise (héros de « 21 Jumpstreet » devenu réalisateur de nombreux épisodes des dix saisons de l’exploration spatiale des équipes du « SG-1 » qu’il produira entre 2003 et 2004) ne sauvera pas réellement les meubles- qui peut être responsable de la fin précipitée et chaotique de la série : ces deux derniers épisodes, « Nous nous retrouverons » (2X09) et « Les Ténèbres » (2X10), n’ayant même pas été diffusés sur la chaine féminine américaine (ce qui pourra expliquer son rachat par la Chaine 25, ciblant également plus des téléspectatrices que leurs époux) mais mis à disposition sur le site internet de la chaine.

Pourtant je vous inviterai à découvrir ou redécouvrir cette série (que j’avais personnellement découvert sur la chaine MCE, Ma Chaine Etudiante, lors de sa première diffusion française bien que restreinte) dans laquelle vous pourriez retrouver la mignonne Angie Ramirez de « F/X, Effets Très Spéciaux », Christina Cox (qui aura trainé son minois canadien depuis sur « The Crow : Starway to Heaven », « Earth : Final Conflict », tout comme le réalisateur James Head, mais aussi les séries « StarGate SG-1 », « Mutant X » ou « Andromeda », déjà maintes fois mentionnées) dans le rôle de cette enquêtrice cultivée éprise entre des sentiments entre son ancien équipier mortel, l’Inspecteur Mike Celluci (Dylan Neal, acteur régulier de « Amour, Gloire et Beauté » entre 1994 et 97 revu dans « 40 JOURS ET 40 NUITS » sur grand écran et le téléfilm de « Babylon V » en 2002), et le vampire bâtard du roi Henry VIII, Henry (Kyle Schmid, acteur débutant en 2001 dans la sequel « Degrassi: La Nouvelle Génération » avant de progresser dans le téléfilm « Cheetah Girls » d’Oz Scott en 2003 et d’apparaitre dans les films « A HISTORY OF VIOLENCE » de David Cronenberg et « LE PACTE DU SANG » de Renny Harlin… pour revenir se vautrer en vampire immortel mais pas plus fade que tous les autres -Angel, Spike, Mick St John, Nick Knight, Julian Luna, Bill Compton, John Mitchell, Aidan Waite ou les frères Salvatore- dans cette série).

Oui, mon avis est peut-être un brin assassin, mais je préfère encore mille fois voir et revoir cette « petite » production canadienne plus charmante par ses imperfections un brin cheap –et à ranger auprès d’une production franco-canadienne comme « Highlander » ou le vieux succès canadien aujourd’hui délavé « La Femme Nikita »- que l’une de ces récentes diarrhées vampiriques au sang écarlate de synthèse et crocs de serpents plutôt que ceux de véritables saigneurs nocturnes carnassiers, « True Blood » et autres « Vampire Diaries » boursouflés.
« Blood Ties » reste, à l’heure actuelle, l’une des dernières productions héritée plus ou moins de Bram Stoker et tous ces auteurs gothiques et fantastiques qui ont su respecter les codes du genre archétypal tout en essayant de les dépoussiérer avant que la filière ne sombre dans les adaptations niaises et encore plus adolescentes si ce n’est purement petites filles amourachées surfant sur le tsunami cul-cul la praline « TOILETTE » de Stephenie Meyer : « Vampire Diaries » du Kevin Williamson de « Dawson » et adaptée de L.J. Smith en étant le plus digne ou indigne cousin germain dégénéré pour ne pas dire consanguin, quand « True Blood » de Charlaine Harris librement adapté par Alan Ball, le créateur succesfull de « Six Feet Under », n’en est pas moins aussi gnangnan avec ces prêchiprêchas protestants de pardon divin qui suivent et alternent les provocations sexuels de certaines scènes de cette série -dont le plus beau représentant reste pour moins le personnage queutard de Jason Stackhouse qui s’en va rejoindre les combattants de la « Lumière » après une illumination divine, arf ! arf !
Et bien, chers lecteurs (et lectrices), je vous rassure aucune connerie divine de ce genre dans cette série, qui reste plus proche de ces vampires gothiques et traditionnels aux crocs saillants et sombre regard (qui occulte toute leur pupille), évoluant dans le monde occulte et confrontés à des forces ténébreuses (un brin stéréotypées : si vous ne supportez pas ou ne comprenez rien au monde et style gothique, accrochez-vous, parce que vous allez en voir du eye liner noir, du fond de teint blafard et autres garde-robes de vinyle et de latex noir). Henry Fitzroy sachant manipuler ces forces et sorts démoniaques qu’il ne goûte guère et ce pour une raison et un final que vous découvrirez au fur et à mesure de ces trop courts vingt-deux épisodes.

 

 


 

Vous pouvez maintenant éteindre votre poste mais n’êtes pas obligés pour autant d’aller traîner aux Caves du Chapelais ou Saint-Sabin…

 

 

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